Constellation
Novembre 2009


 

OEUVRES SUR PAPIER
LOUISA MINKIN,MICK FINCH,GERARD DIAZ,REGIS RIZZO,JULIE LORINET,FLORIM HASANI

L’artiste Londonienne Louisa Minkin, a fait du dessin une base fondamentale de la pratique de son art. A travers un ensemble de douze techniques mixtes issues de deux séries « territories » et « travelling », réalisées par l’artiste pendant sa résidence à l’académie britannique de Rome (l’équivalent de notre Villa Médicis), nous partons à la rencontre d’éléments qui sont autant de traces pour suivre Louisa dans sa découverte de la ville éternelle.

Mick Finch présente une suite de trois giclées sur papier au titre éponyme de l’exposition. Chacune de ces « constellations » interroge la nature des formes/images que nous percevons, raconte leur ambivalence : abstraites et pratiquement réduites à un point lorsque celles-ci sont saisies dans la profondeur de l’espace, elles se révèlent à notre oeil dans leur identité spécifique lorsqu’elles affleurent à la surface du papier. Une manière d’orchestrer le passage de l’informe à la forme.

Un ensemble de cinq papiers, fonctionnant comme de véritables petits tableaux dans lesquels nous rentrons pour laisser notre œil vagabonder et se perdre dans une foret de détails. Encre, lavis et gouache agissent ici de concert pour parvenir à ce résultat. Voilà l’expérience qui est permise face à ces vanités contemporaines offertes à notre regard par Gérard Diaz

Parmi les papiers de Régis Rizzo présentés ici, deux œuvres intitulées « mieux vaut courir…. » nous permettent d’apprécier les potentialités et spécificités de la technique du monotype. Comme le dit Régis Rizzo : « Avec le monotype, l’image déposée sur le papier est plus imprécise que sa matrice. L'impression est assez aléatoire: elle est modifiée par la liquidité de la peinture, le grain du support... Cela offre bien des surprises"

Une sélection d’aquarelles nous donne la mesure de l’extrême sensibilité des papiers de Julie Lorinet. l’utilisation harmonieuse et complémentaire des médium ressort avec force de ces oeuvres. La prégnance des chairs, des carnations, est servie par l’aquarelle, tandis que le feutre et ses propriétés graphiques sont à l’unisson de la sensation tactile laissée par les matières textiles.

Les dessins de Florim Hasani représentant des architectures réelles ou fantasmées, se distinguent par leur aspect épuré aussi bien du point de vue de leur mise en page que des moyens utilisés. Rigueur et précision du trait servent à la perfection la thématique architecturale omniprésente chez l’artiste. Il y a cependant toujours quelques détails, l’ajout d’éléments ( comme ces petit traits sur l’une des œuvres présentées semblant figurer une multitude de personnages) qui font de chacun de ses dessins, non plus un simple exercice de style aussi virtuose soit-il, mais bien une véritable histoire.

r Diaz-Julie Lorinet-Régis Rizzo-Florim Hasani